Résultats des 17ème et 18ème enquêtes du CNISF
Samedi 23 juin 2007, par // Publications
Est présentée ici la synthèse pour l’ENGEES de l’enquête du CNISF réalisée en 2006 sur la situation 2005 édité dans le contact n°71 de juin 2007. Bonne lecture !
Synthèse de la 17ème enquête du CNISF auprès des ingénieurs diplômés de l’ENGEES
Les anciens diplômés de l’ENGEES (ou de l’ENITRTS) ont été 116 à répondre à l’enquête effectuée en 2006 par le CNISF et relayée par l’AMENGEES. L’enquête se veut représentative des 1800 diplômés de l’ENGEES ayant moins de 60 ans fin 2005. Parmi ces 1800 diplômés :
- 1700 sont en activité en France, toutes fonctions et tous secteurs d’activité confondus
- 58 % soit 1000 travaillent pour l’Etat ou une collectivité territoriale.
La formation
84,5 % des ingénieurs de l’ENGEES sont issus de classes préparatoires contre 53 % pour l’ensemble des ingénieurs français. 8 % des ingénieurs de l’ENGEES ont un double diplôme d’ingénieur en France, 4 % un double diplôme d’ingénieur à l’étranger, 8 % ont un diplôme de gestion ou de management, 18 % ont un diplôme de sciences et 3 % sont titulaires d’une thèse.
De la formation à l’emploi
Les résultats de l’enquête concernant la recherche d’emploi à la sortie de l’école sont peu représentatifs. Les résultats de l’enquête emploi 2006 de la cellule emploi de l’ENGEES montraient que 54 % des élèves sortis en 2005 avaient un emploi avant d’être sortis, et la (quasi-)totalité trouvait un emploi avant 6 mois.
L’espace professionnel des ingénieurs
Plus de 9 ingénieurs de l’ENGEES en activité sur 10 ont un emploi à durée indéterminée (CDI ou fonctionnaire). Les CDD, qui concernent 4 % des actifs, sont plus particulièrement présents chez les moins de 30 ans (9 % de CDD).
Le taux de chômage est proche de 1 % et ne concerne que les moins de 30 ans (5,6 % de demandeurs d’emploi).
4 % des ingénieurs de l’ENGEES travaillent dans une entreprise qu’ils ont créée ou reprise.
L’emploi des ENGEESiens en France se répartit entre 18 % en région parisienne, 19 % en Alsace-Lorraine et 63 % dans le reste de la France.
31 % des ingénieurs sont employés dans le secteur privé. 88 % sont dans les services et le tertiaire, dont 39 % sont dans un secteur propre à la fonction publique, 28 % sont dans l’assainissement, l’eau, la gestion des déchets, 15 % sont dans l’ingénierie. Seulement 3 % sont dans l’agriculture, 3 % dans le bâtiment et les travaux publics, et 7 % dans l’industrie.
51 % font de l’étude, de la recherche et de la conception et cette activité est particulièrement prédominante chez les moins de 30 ans (65 %). A l’inverse, « la direction générale », activité inexistante chez les moins de 30 ans, concerne 20 % des plus de 45 ans (10 % pour la totalité des ingénieurs ENGEES).
De même, si on décline les types de responsabilités, la progression avec l’âge est sensible :
- Pour le statut « cadre » dont le taux passe de 90 % chez les moins de 30 ans à 100 % chez les plus de 45 ans.
- Pour les responsabilités hiérarchiques, le taux est de 53 % à 88 % respectivement chez les moins de 30 ans et les plus de 45 ans.
- Pour les décisions stratégiques, le taux passe de 13 % à 66 % et pour les responsabilités à l’international le taux passe de 7 % à 18 % toujours pour les mêmes tranches d’âge.
La mobilité
65 % des ingénieurs de l’ENGEES ont connu un changement professionnel en 2005 qui a pris la forme :
- d’une mobilité géographique pour 21 % d’entre eux
- de nouvelles fonctions pour 30 %
- d’un changement de niveau hiérarchique pour 16 %
- d’un changement d’établissement ou de service (19 %)
0,5 % des ingénieurs de l’ENGEES ont perdu leur emploi en 2005 (3 % pour l’ensemble des ingénieurs) et 1,1 % en ont retrouvé un au cours de cette même année (5 % pour l’ensemble). Ce solde positif est un indicateur de l’amélioration observée sur le marché du travail.
Au cours des cinq années précédentes, 36 % des ingénieurs de l’ENGEES ont changé de fonction.
La perception de leur métier par les ingénieurs diplômés de l’ENGEES
Satisfactions professionnelles
48 % des ingénieurs de l’ENGEES n’ont aucune cause d’insatisfaction majeure. La tranche d’âge de 30 à 44 ans avec un taux de 54 % affichent une satisfaction professionnelle plus grande que celle des autres classes d’âge.
Dans les qualités propres au travail, les items cités par plus de 8 ingénieurs sur 10 comme des sources de satisfaction sont : la sécurité de l’emploi, le contenu du travail, l’intérêt des missions, l’autonomie, la diversité des tâches à accomplir. La reconnaissance des autres ingénieurs représente pour 79 % une source de satisfaction.
Parmi les éléments d’insatisfaction, de nombreux éléments liés à l’organisation et à la direction de l’entreprise sont mentionnés par au moins quatre ingénieurs sur dix ainsi que le niveau de stress (57 %) et la charge de travail (56 %). Le salaire et les primes sont cités par un ingénieur sur quatre.
Les ingénieurs et leur image du métier d’ingénieur
92 % estiment exercer un métier intellectuellement stimulant, 88 % jugent que leur métier est très lié avec l’innovation, 55 % que c’est un métier d’avenir, et 74 % que leur métier participe à l’amélioration des conditions de vie des gens. 41 % estiment que le métier d’ingénieur est prestigieux mais cette même proportion estime qu’il est en perte de pouvoir.
Le travail à l’étranger
5,5 % des diplômés de l’ENGEES ayant un emploi (soit environ 90 ingénieurs) travaillaient à l’étranger en 2005.
Les salaires et revenus annexes en 2005
Le salaire brut moyen annuel (tous bonus compris) des ingénieurs de l’ENGEES était de 57 000 € en 2005. 25 % ont touché moins de 38 000 € et 25 % plus de 70 000 €.
Le salaire augmente généralement avec l’âge allant de 33 500 € pour les moins de 30 ans à 70 000 € pour les plus de 55 ans à l’exception d’une pointe à 80 000 € pour la tranche d’âge 45 à 49 ans. Le débutant commencera avec un salaire moyen de 24 000 €.
Exercer des responsabilités hiérarchiques est un critère important de différenciation des salaires : 68 000 € pour ceux qui en exercent contre 39 000 €.
Situation personnelle et origine
30 % des ingénieurs de l’ENGEES sont des femmes et cette féminisation est de plus en plus importante (42 % pour les moins de 30 ans) car la parité est atteinte pour les promotions sortant aujourd’hui.
Les enfants de cadres sont les plus nombreux à proportion égale pour le père et la mère : 29 %. Viennent ensuite les fils et filles de professions intermédiaires, puis les travailleurs indépendants et les chefs d’entreprises.
Le représentation des fils et filles d’ouvriers et d’employés est faible et va en s’amenuisant (17 % pour le père de plus de 45 ans, 11 % pour le père des moins de 30 ans) et la proportion des fils et filles de cadres va croissante. On peut se poser la question de l’évolution actuelle de l’égalité sociale des chances dans l’éducation.
P.-S.
Pour en savoir plus
Pour consulter les résultats des différentes enquêtes concernant l’emploi : la cellule emploi de l’ENGEES : http://www-engees.u-strasbg.fr/index.php?id=124

Tableaux de résultats de l’enquête 2006 pour l’ENGEES