Grand Vicaire n°14
Vendredi 11 février 2011, par // Publications
OCTOBRE 2001
Edito
Ou « dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es »
Le Grand Vicaire, quatorzième du nom, s’est toujours vu comme une occasion de représenter la vie de l’école, ou plutôt la vie de ceux qui sont dedans (Dans l’école, bien sûr, pas dans le Grand Vicaire). Tout du moins, c’est l’image qu’il a voulu donné, la mentalité de pas mal de membres de la rédaction étant plus proche de la bonne partie de rigolade autour d’un verre que d’une éthique quelconque.
Mais bref, pourquoi cette précision ? Parce qu’avec un nouvel arrivage d’anonyme 1A, (Anonyme dans le sens qu’ils n’ont pas encore été baptisé) c’est autant de nouveaux esprits qui vont peu ou prou changer cette fameuse vie de l’école. Et ce d’autant plus qu’ils représentent la première promotion définitivement agrandie de l’école. Le Grand Vicaire va donc devoir, lui aussi, s’adapter. Mais cette adaptation, répétons-le et profitons-en pour refaire un peu de pub’, c’est bien vous qui allez la mener. Et dans ce vous, c’est les 1A nouveaux arrivés, bien sûr, la tête pleine d’idées de mise en page avec encore plus d’encadrements zarb’. C’est également les 2A, les 3A, et les zôtres (ceux que l’on nomme, pour faire court, formation spécialisée), qui transitionnent seulement, et qui doivent d’adapter eux aussi, tout du moins s’ils ont l’intention d’appartenir à la vie de l’école.
Car, et on l’a vu depuis sa création, le Grand Vicaire évolue sans cesse. Je ne vous retrace pas toute son évolution car on va encore me dire que je fais des éditos trop longs, mais vous vous rendrez vite compte dans les pages de ce numéro qu’un peu de dissension il y a. Des défauts, on lui en trouve, au Grand Vicaire. Et, qui plus est, ce sont plus les « anciens » qui en trouvent que les « nouveaux ». Des défauts, me direz-vous ? Allons donc, et où ça ?
Et bien, dans sa forme, dans son style, dans ces articles. Je me répète, le Grand Vicaire s’est vu comme une occasion de représenter la vie de l’école, et Flora (Gloire à notre fondatrice dont une certaine partie de son anatomie a disparu également de nos pages, et c’est bien regrettable) est la première à constater, comme le dit si bien notre Bob favori, que d’un journal, le Grand Vicaire se tourne de plus en plus vers un magazine.
Alors, que faire ? Continuer l’évolution actuelle qui le transforme en un amalgame d’opinions diverses, plus ou moins culturelles, plus ou moins délirantes et le baptiser définitivement « magazine de l’ENGEES » ou freiner cette tendance (sans la supprimer totalement, quand même, faut pas exagérer) et revenir à un journal de l’école, au risque de se voir taxer de non-compréhensible pour les non-initiés. (Je parle ici des inévitables privates)
La réponse à cette question nous permet de revenir à une derechef publicité : c’est à vous de voir. Ecrivez des tonnes d’articles, parlez des clubs, de culture, de ture tout court, de ce que vous voulez, et peut-être que la solution sera double : et un magazine, et un journal, paraissant tous les mois avec un volume double. A votre santé.
LE GRAND VICAIRE
Brève d’amphi
« Quand on étudie une rivière…bon, il faut y aller, prendre des photos, il faut s’immerger dedans… » Madame Josiane Roy Directeur Régional Adjoint CNFPT de Bourgogne-Dijon Cours aux 3A
Faire de la pub pour l’ENGEES : bougeons-nous !
Mercredi 27 Juin. Université René Descartes, arrêt Saint Germain des Près sur Métro 4. Cela va sûrement rappeler des souvenirs à certains d’entre nous. Je pense aux non-biologistes : PC, MP et PSI. Rappelez-vous à la fin du mois de Juin, ou début Juillet de 2000, 1998, 1997 (ou avant..), les oraux dans Paris, le métro, la chaleur, la course, les ampoules, le casse-tête chinois de l’organisation des différents oraux, le minitel, les méchants examinateurs, gli gli, la trouille, pas envie de faire 5/2, OK ?
Mercredi 27 Juin, à deux jours de la fin de mon stage, à 13 jours d’obtenir ce fameux diplôme pour lequel on a bossé cinq ou six ans, coup de fil de l’ENGEES : retourner trois ans en arrière pour retrouver l’ambiance des oraux au concours d’entrée. Le but de ce mercredi pris en sandwich entre deux journées à 100 à l’heure : consacrer un peu de temps pour faire de la pub pour notre école, renseigner tous ces taupins sur les enseignements, les débouchés et la vie associative, les clubs, car on ne doit pas oublier que ces petits taupins ont soif de vie, pas de tunnel sans fin…
Mercredi 27 Juin, lendemain du 26 Juin, et alors me direz-vous ! Mais c’est que c’était le lendemain du début des oraux. Donc, trouver, comme il me l’avait été conseillé, des candidats qui ont fini toutes leurs épreuves, c’est comme trouver un hippopotame au pôle Nord ! Niet !
Au lieu de cela, je trouvais des candidats qui claquent des dents, s’isolent seuls dans les couloirs, à la cafet, etc… C’était plutôt mal barré pour un début ! Alors comment les aborder ? Comment les amener à m’écouter ? comment les intéresser , les motiver, et surtout les déstresser ?
Moi je pense à ma soutenance, d’accord. Mais eux, à quoi pensent-ils ? Aux Maths, à la physique, à l’épreuve de chimie, à celle de langue, à celle de TIPE …STOP…TIPE, mais oui, bien sûr, je ne suis plus dans le coup des maths, de la physique, etc… mais le TIPE…la partie préparée, je ne peux rien faire non plus pour eux, mais pour l’entretien…on leur demandera s’ils sont motivés pour l’ENGEES, s’ils viennent aux oraux en touristes ou s’ils connaissent un peu les enseignements, les débouchés, etc… comment ils ont entendu parler de l’ENGEES… or, çà, pour moi, c’est du vécu. Je sais donc maintenant comment les intéresser. Et çà a marché !
Mercredi 27 Juin, journée finalement inoubliable • où j’ai non seulement décroché un peu de mon stage et de la préparation de ma soutenance, ce qui ne m’a pas fait de mal soit dit en passant,
• où j’ai renoué avec des souvenirs de concours, où j’ai revu Madame Rigal, mon ancienne examinatrice de maths, à qui j’ai pu parler (j’aime mieux vous dire que çà fait drôle ! surtout que j’étais MP),
• mais où j’ai surtout eu l’impression de revivre un peu ce moment avec eux, d’être tout avec eux. J’ai été un super supporter ! Car finalement, dans la journée, j’ai croisé ou recroisé certains candidats entre leurs différentes épreuves : « alors, comment çà a été, que t’ont-ils demandé ? Alors ? ». J’ai même croisé le frère d’un de nos 2A, qui se reconnaîtra.
Tout ce blabla pour vous dire que faire de la pub pour l’ENGEES peut être un moment super chouette, super agréable du moment qu’on s’en donne la peine, un moment de détente où on fait partager des choses avec d’autres qui ont vécu ou vivent la taupe, où on peut dire ce qui nous a nous-même motivé à vouloir cette école et pas une autre. En fait, si j’insiste tant, c’est que j’ai constaté par moi même en voyant les couloirs dépeuplés de l’université (ou qui me semblaient comme tels par rapport à 1998 quand j’ai passé les concours) ou en entendant certains examinateurs de jury qui font passer des oraux depuis des années, et qui voient donc l’évolution de notre école, qu’il fallait tirer la sonnette d’alarme. Il faut absolument faire de la publicité dans les prépas pendant les périodes d’inscription pour notre école. Il faut se mobiliser, et la faire connaître. On a encore du boulot sur la planche.
Pour répondre à un examinateur de TIPE, à qui j’ai un peu parlé lors de ce fameux mercredi, et qui m’a dit au moment de nous quitter « c’est bien, allez-y, et surtout vendez bien votre école ».
Franchement, foi d’engessienne, sauf le respect de cet auguste examinateur, mais il n’a vraiment rien compris, lui ! Cà va pas la tête ! Je lui ai gentiment répondu qu’il n’était pas utile de vendre notre école, il suffit d’expliquer ce qu’on y fait, ce qui nous y passionne, et alors elle se vend toute seule !
L’ENGEES a besoin de publicité, pas de la publicité mensongère, on ne vend pas des M&M’s ! Il suffit de parler de choses vécues, de faits concrets, et croyez-moi, çà passe comme une lettre à la poste. Pas besoin de préparer un texte. C’est pas compliqué, faut simplement parler d’Elle avec naturel ! C’est beaucoup plus vrai et c’est tellement plus efficace. Et puis le bouche à oreille fera le reste. Alors, zou…au boulot les amis !
Gaëlle S[...]. (4A)
Attention le service des "Public Relations" vous informe :
Oui toi, 3A qui traîne encore à l’engees pour quelques semaines, ceci peut t’intéresser. Le GV a reçu quelques demandes de certains 4A pour recevoir le journal préféré (mais si puisqu’on vous le dit !). Donc si de votre côté, vous voulez toujours resté en contact avec les étudiants de l’engees, faites signe à la rédaction, ou à moi en particulier (Loh) _et oui, nos postes ne sont pas si bidon que cela…_. Ensuite c’est très simple, pour que vous puissiez lire votre GV partout où vous en avez envie, laissez-nous une dizaine de timbres ou 30 francs, et y pu ka.
Loh.
Passation de l’Amicale
Il est temps à l’Amicale de laisser la place aux petits nouveaux, débordant d’énergie et qui ne souhaitent qu’une chose : prendre la relève ! En attendant, les petits vieux que nous sommes, vous ont concocté un programme avant leur départ en retraite.
19 Novembre : les 1A rentrent du stage ouvrier ; c’est le départ de la campagne des élections
20 Novembre : 12h15 en amphi des 2a : Assemblée générale de l’Amicale. On y fera la présentation du fonctionnement de l’amicale, le bilan des activités, et le bilan financier.
19H00 en Azinière, Apero GASTRO spécial Elections. Chacun pourra apporter des plats, desserts, et boissons typiques de sa région pour un apéro gastronomique où nous espérons que les candidats aux élections de l’Amicale sauront mettre en valeur leurs motivations et leurs personnalités par une campagne originale.
28 Novembre : Entre 12h et 13h30 élections à la cafétéria A 17h30, résultats des élections suivis d’un repas de passation entre les anciens et les nouveaux de l’Amicale.
7 Décembre : Grande Soirée en Marseillaise ouverte à tous les étudiants strasbourgeois. Cette soirée sera organisée par les deux amicales : les anciens donneront aux nouveaux toutes les astuces du métier.
L’Amicale
APPEL A TEMOINS
Toujours soucieuse de vos intérêts, la rédaction du Grand Vicaire enquête. Aidez-nous, pauvres 2A à savoir si M. Bellefleur, professeur d’assainissement de son état, nous raconte la vérité…
Or donc, si vous avez déjà fait tombé une serpillère dans les toilettes ou si vous connaissez quelqu’un l’ayant fait (ne le faîtes pas ! ! ! ), contactez-nous !
La rédaction, à la recherche de son prix Pulitzer.
Au lecteur en mal d’imagination
Je débute ici une nouvelle chronique dont le but est de vous faire part de mes coups de cœur pour des bouquins que j’ai dévoré, il y a plus ou moins longtemps. Il s’agit de mon petit best-of perso qui bien sûr est loin d’être exhaustif. Commençons fort :
Daniel Pennac
Ce talentueux auteur est un héros de la lecture passionnante pour les non-lecteurs comme pour les lecteurs confirmés. Son œuvre est variée et va du conte pour enfant à la fameuse série de la tribu Mallaussène (pardonnez mes erreurs d’orthographe, ça fait un bail que j’ai lu ces petits bijoux). Cette dernière tribu évolue dans une série de policiers (qui n’ont du style policier que l’intrigue) au travers de 6 ouvrages : dans l’ordre (si ma mémoire ne me trahit pas) Au bonheur des ogres, La fée carabine, La Petite Marchande de prose, Monsieur Mallaussène, Des Chrétiens et des Maures, et Aux fruits de la passion (que je n’ai pas encore dévoré…. Hum, rectification post-ecritum : je viens de le boulotter hier soir, il est très bien même si on regrette la fraîcheur des premiers ….).
Dans son monde, chaque personnage est poussé à l’extrême. Leurs caractères sont si marqués qu’ils deviennent totalement surréalistes et pourtant on y reconnaît, à coup sur, nos proches. Julius, le chien moche, épileptique et puant auquel on s’attache follement, Thérèse la voyante extralucide et extracoincée en apparence, Julie la baroudeuse sans peur, Jérémie et sa précocité agaçante, tous vivent dans la tribu et viennent en aide à tout le genre humain, pour un oui ou pour un non. Benjamin, le héros, porte la misère du monde sur ses épaules (son travail est "bouc émissaire" dans un grand magasin) et en fait un paradis. Ses remarques, ses réparties, ses réflexions sont fulgurantes et sa nature profonde d’aimant à emmerdes l’ont un peu blasé sans toutefois lui ôter sa prime candeur.
C’est le genre de bouquin qui vous fait sourire, rire, réfléchir et ce en permanence, à un tel point que s’en est une souffrance de le fermer à 3 heures du mat’ quant il faut se lever le lendemain.
NB : J’ai tout de même été déçu par Des Chrétiens … car j’ai trouvé que là, Pennac partait un peu trop loin dans son délire et qu’on ne s’y plongeait plus aussi agréablement.
Un autre roman que je n’ai hélas pas lu : Messieurs les enfants. Les enfants se réveillent adultes alors que les parents ont été métamorphosés en enfants… Y a matière à réflexion.
Un autre des chefs d’œuvre de Pennac : Comme un roman. Cette fois, il s’agit d’un essai qui analyse ce que l’on a tous ressenti quant, étant au collège, on nous imposait des grandes œuvres de la littérature que nous jugions être des gros excréments illisibles car nous n’étions pas encore sensibilisés à la lecture. Sa vision de ce que devrait être l’éducation est passionnante, particulièrement pour ceux qui croient que l’existence d’une personnalité individuelle chez les moins de 18 ans échappe au joyeux monde des dé-formateurs académiques. Encore un bouquin que vous tuerez avec regret en moins d’une soirée.
Voilà pour ce numéro… et bonne lecture. Zitoune
Brèves
Bernard Dissly, un homme, une véritable école de pensée : "Je pense, donc je poursuis"
Blues is alive !
Déjà depuis la sortie du dernier album de Gary Moore, « Back to the blues », en mars dernier, j’étais convaincu que le blues était bel et bien vivant (se reporter à l’article du Grand Vicaire n°12). Confirmation est faite ! J’avais envie de vous parler de cette musique (que d’aucuns pensent ringardes ou désuètes) à la manière que le fait (le faisait ?) Paul pour le jazz dans sa rubrique Jazz and swing… Puisque le Grand Vicaire se fait magazine plutôt que journal proprement dit, pourquoi pas ? Bref…
Retour sur un concert à marquer dans les annales.
Samedi soir, Nancy, festival Nancy Jazz Pulsations, soirée blues. Une découverte : Ana Popovic. La trentaine, serbe, la guitariste chanteuse se retrouve seule sur scène, son trio l’ayant quitté après près d’une demie heure d’un show époustouflant. Les doigts de la jeune femme glissent sur les cordes, sa guitare pleure, les notes volent vers le ciel. Moment d’anthologie, le public a le souffle coupé. La naissance d’une guitare héro féminine est confirmée ce soir là. Nuançons tout de même : les reprises de standard du blues ne sont pas des réussites totales car la voix de Popovic est encore peu assurée et n’a pas cette chaleur caractéristique des bonnes chanteuses de blues (ceux qui assisteront au concert de Liz Mc Comb comprendront). Mais quel jeu de guitare ! Des racines du genre en passant par des morceaux bien sentis au bottelneck, Ana Popovic offre ses propres compositions de façon magistrale. Elle se permet même de reprendre Hendrix avec une interprétation décoiffante de « Belly Button Window ». Pour information, la nouvelle venue a participé à un disque hommage au voodoo child avec Eric Clapton, Bernard Alison ou encore Popa Chubby comme partenaires… Pour ceux qui ne seraient pas convaincus par la subsistance d’une musique qui voit ses maîtres décéder petit à petit ou qui ne connaissent pas le genre (mais comme pour les autres d’ailleurs), je ne peux donc que vous conseiller son premier album ! Informations complémentaires sur Internet au www.anapopovic.com
Pour ceux qui ne seraient toujours pas convaincu, écoutez donc le dernier (double) album de mister Lucky Peterson. Lui aussi était là ce soir là… Un showman fantastique et un musicien de même ! Si le Grand Vicaire sort à temps (j’en doute), comment ne pas vous conseiller d’aller le voir à la Laiterie le 8 Novembre à Strasbourg. L’occasion de voir un géant du blues, vivant et au meilleur de sa forme. Pour son dernier album il offre lui aussi un retour aux bases du blues avec un album composé quasi exclusivement de reprises. L’orgue est toujours présent, la voix râpeuse et chaude. Et la guitare ! Retour aux roots du blues avec un style brouillon, ciselé sans abus de vibrato (contrairement à un Beck ou à un Moore, là on s’approche presque d’un style à la John Lee Hooker pour ceux qui connaissent). Le grand retour d’un musicien qui privilégie la musique et le show ! Car show il y a… Les musiciens qui l’accompagnent sont tout simplement de classe mondiale (guitare, basse, batterie, cuivres) et tout ce petit monde se donne à fond. Des purs moments de bonheur !
« Rock is dead » avait écrit Jim Morrisson. C’est peut-être vrai mais en tout cas, moi j’en suis convaincu, blues is alive !
Bob.
Brève 2
Obtenir un 4 lors d’un lancer de dé, c’est un événement, non ?
PH Nobelis
Brèves 3
DYSSLI
Il avait un mauvais avocat … c’était pas moi
Le niveau a beaucoup monté à l’ENGEES, surtout depuis que je suis là
Quand on voit certaines de vos équations de RdM, c’est une vraie partouze ! !
Ils sont limités intellectuellement dans l’administration.
MARTZ
Ca, c’est de la RdM de tous les jours ! !
Brèves 4 :
Toujours notre champion : « Vous connaissez le prénom d’Alzeihmer ? … Vous voyez, ça commence ! » « Entre voisins, il n’y a pas de quartiers . » B. Dyssli
Les belles histoires de l’ENGEES : « Je voudrais vivre encore quelques choses essentielles de ma vie, comme le grand amour avec Anne. » Fabien
Une certaine logique… mais pas toujours claire ? « On additionne une carpe et un lapin pour obtenir 147 grammes par jour » Bellefleur
Paix, amour, et ouverture de nos shakras pour le marché de l’emploi : « Il faut avoir une attitude mentale positive » S. Vigneron
Nous ne citerons pas M. Herb qui nous parle de la pose de « cana »…
Poursuivons encore et toujours avec notre sempiternel champion : B. Dyssli « Il y en a qui lisent « vie et résurrection de Lady Dy », mais qui lisent les annonces légales, pas trop… »
« La nuit, faut pas laisser traîner la mairie dans la rue… vaut mieux la mettre dans une commune à coté… »
« Le médecin généraliste, il sait rien et il dit rien, Le médecin spécialiste, il sait rien mais il dit tout, Le médecin légiste, il sait tout, il dit tout, … mais un jour trop tard. »
Les Chroniques de Bob le Casseur.
Retour annoncé des chroniques de Bob le Casseur après un numéro d’interruption. Le principe pour les nouveaux : comme je suis un râleur systématique (paraît-il, pourtant je fais des efforts… ah oui, désolé, ça ça n’intéresse personne. Remarque, la suite non plus mais tant pis, on ne sait jamais), j’étais censé le prouver par un petit brûlot à chaque numéro du Grand Vicaire sur quelque chose qui m’avait énervé entre deux numéros. Mais honnêtement, entre ceux de Frère Franck et du Ché Zitoune, le Grand Vicaire n’en manquait pas ! Et puis constater sans rien faire, c’est un peu facile (même si à ce sujet, le droit de réponse de Zitoune dans le Grand Vicaire n°11 était intéressante. Je suis désolé, ça fait deux fois que je fais référence à des articles de l’année dernière mais la rédaction a pour projet de mettre les anciens articles en ligne ! Patience, donc.). Bref, j’ai décidé de revenir à ces chroniques plutôt en revenant sur les petits travers de notre chère école… Sur un point ça sera toujours la même chose (ie, les énoncer ne changera rien mais on peut tous travailler ensemble à les améliorer). En fait, j’essaye de me la jouer aile conformiste du Grand Vicaire… A ce sujet, je propose d’ouvrir le débat : le Grand Vicaire, magazine ou journal ? Je pense qu’à la base, c’était quand même plus le journal à but satirique de l’école qu’un magazine regroupant un peu tout et n’importe quoi (le n’importe quoi, oui, oui, vous avez deviné c’est moi). Cela dit, j’adore la forme actuelle et le Grand Vicaire n’est jamais ce que les élèves veulent en faire ! Mais on a peut-être eu tendance à aller vers un peu trop de sérieux… Ce que les fondateurs (bénis soient-ils !) nous ont un peu reproché d’après Zitoune (Flora en fait). Bon, stop, je m’éloigne du sujet et mes lecteurs (il y en a encore ? oui ? merci rédac chef, président, Loh qui fait la mise en page, vous faîtes du bon boulot !).
Le foyer d’abord. Oui, bon d’accord, on ne peut pas dire que j’étais le plus assidu des occupants du foyer. Mais le foyer. Quand je lis le superbe article d’Agnès et de Monica, à moi aussi il me manque… Le baby le soir, les fléchettes… Carine qui passait avec son seau pour porter secours aux poissons… Les séances de psychanalyse sur canapé de quelqu’un dont je tairai le nom… Les siestes légendaires d’élèves de la promo Puy-de-Dôme… Les cris quand quelqu’un éteignait malencontreusement la lumière… Le refuge des… fatigués après le baptême. Le foyer. Toujours pas de nouvelles sur les travaux. A quand des nouvelles ? A quand des travaux ? Vous en connaissez beaucoup vous des écoles d’ingénieur sans foyer ? Une école sans foyer, c’est comme… je ne sais pas moi…Une prof d’allemand sans ses verbes forts… Un Schumacher sans son rouge Ferrari… Un poisson rouge sans son bocal ! Une directrice des études sans ses lunettes ! Bref, une école sans foyer, c’est pire qu’un Alsacien privé de choucroute ! Continuons (ou commençons !) à nous mobiliser ! Si ce n’est pas cette année, c’en est sûrement fini…
Voilà…
Bob.
COMITE DES 3A EN COLERE !
Pour égayer la cafèt de Premiers Baisers, nous avons organisé une grande kermesse avec une exposition de photos prises pendant nos stages, nos vacances… Pendant la semaine en Tunisie, des actes ont été perpétrés par des vandales :
1- Photos volées (d’Anne, Kritell, Vdrouill, KKL, Glouglou, Sexile). Il doit s’agir certainement d’un fétichiste mâle, car il s’agit des plus belles déesses de la promo Hautes-Pyrénées 2- Un tuperware en verre d’Aude contenant du sable a été bousillé 3- Même la fresque grandiose d’Oliv’ a été profanée
Amis hérétiques, quand vous décidez de piquer des photos qui pour vous ne sont que des images et qui pour nous sont des souvenirs, faites au moins preuve d’un minimum de bon goût en piquant les plus belles (par exemple les photos Noir et Blanc des terrils n’ont pas disparu).
RENDEZ LES PHOTOS !
Petit coup de gueule……
Par un beau jour de septembre, alors que je consultais comme à chaque début de mois mes mail, je reçu un étrange message. « Que tous ceux qui détiennent des maillots sont priés de les ramener afin que l’on puissent faire un inventaire. »
Jusque là rien de plus banal me suis je dit. J’allais de ce pas le supprimer lorsque je vis qu’il était signé par 2 de nos plus valeureuses joueuses de football.
Quoi ? Mais où sont donc passés nos deux bellâtres Seb et Johan qui dirigeaient jusque là l’AS ? Aurait ils rendu l’âme ? Nos deux joueuses assureraient-elles alors l’intérim jusqu’à de nouvelles élections ? Après mures réflexions je m’étais persuadé qu’il ne pouvait en être autrement. J’éteignais donc serein mon ordinateur et retournais en cours .
Quelques jours plus tard je pris conscience que cet intérim allait au moins durer un an. Comment ? Dans une école où la démocratie est reine, où notre bien aimé directeur prône le droit que chacun a de faire entendre sa voix, des responsables d’association sont désignés et non élus ? Etant donné que ce même directeur est le responsable de l’AS, deux conclusions me sautaient alors aux yeux.
Soit M Loudière ne se souciait guère de la manière dont les membres de sa propre association étaient désignés, soit de vraies élections avaient été organisées.
Quel idiot ! J’avais loupé ces élections qui avaient du se dérouler entre midi et deux. Je m’étais résolu à cette idée, tant la première solution me paraissait insensée de la part de quelqu’un dont notre bien être scolaire est une des principales préoccupations.
Convaincu que je ne m’impliquais pas assez dans la vie de mon école, je rentrais alors seul chez moi, triste comme un menhir, pour retrouver mes collocs qui, ayant participé la veille à ce que certain appelle une impro, ne pouvaient comprendre, vu le mal de tête qui les assaillait, les questions métaphysiques qui remettaient en cause toute ma vie d’étudiant.
Mais plus les jours passaient et plus le nombre de personnes qui, comme moi, ne s’impliquaient pas assez dans la vie engessienne devenait grand , au point que personne n’avait entendu parler d’élection. Je ne pouvais me résigner à l’idée que notre directeur, concerné qu’il était par son rôle de président , pouvait laisser faire cela.
Une seule solution pouvait nous faire sortir de l’impasse : l’AS était un club et non une association. Mais pourquoi alors, ce qui font les entraînements et qui appartiennent donc à celui ci n’en possèdent ils pas les clés ?Je sais bien que voir se balader 10000 clés de l’AS dans la nature serait dangereux. Mais en confier au responsable de chaque sport serait peut être pas mal vu. Cela éviterait à certaine personne de courir partout dans la ville à la recherche des clés nécessaires aux différents entraînements.
Pour ma part, étant donné que mon rôle ne consiste qu’à emmener joueurs et équipements au lieu d’entraînement, à garder les ballons lorsque certains membres de l’AS avait la flemme de les ramener, je comprend aisément que le prêt des saintes clés me soit refusé. Je voudrais juste insister sur le fait qu’une twingo n’est pas bien grande et que pouvoir déposer les ballons m’aurait bien arrangé les soirs de courses.
Malheureusement je doit être un des seuls à penser que ce choix arbitraire des responsables de l’AS depuis au moins un an est un scandale, tant les réactions à ce sujet se sont faites discrètes. Je n’ai rien contre vous Céline et Niot mon ex coprojette. Si des élections étaient organisées et que vous étiez élues, je serais sincèrement heureux pour vous.
Je dois être aussi un des seuls à penser que le rôle d’un président n’est pas de verser de l’argent une fois par an pour les interagros mais de se renseigner sur le fonctionnement de sa propre association. Si des étudiants arrivent à prendre sur leur temps pour faire marcher l’AS, je pense qu’il serait judicieux d’en prendre un peu notamment pour voir comment les responsables sont désignés.
Me sentant soudain très seul je m’en vais de ce pas rejoindre mes collocs pour une nouvelle impro, espérant retrouver mes renards pour combler ma solitude.
Flagada Jones
… Du pays de Céhout.
C’est toujours la même rengaine. On pense bien faire en me demandant d’où je viens ; après tout, ça ne mange pas de pain en général ce genre de question et ça comble les blancs d’une conversation encore balbutiante. Donc, poli, je réponds en citant le prénom d’un des trous-du-cul de la France, à savoir la Mayenne. Notez que la France est un être peu commun possédant un nombre certain d’orifices anaux encore appelés trous-du-cul car, qui parmi vous peut de vanter d’en avoir plus d’un ? Bref, mon interlocuteur interloqué croit avoir mal compris et me fait répéter. Non, non, c’est bien le mot Mayenne qu’il a entendu. Le voilà à présent en sueur, pataugeant au milieu du découpage administratif national à la recherche de la susmentionnée contrée. Je me décide alors à intervenir afin d’abréger ses souffrances et m’attelle à localiser le foutu pays. La chose n’est pas gagnée d’avance. Le combat sera rude, car que dire ?
Si je cite la capitale, répondant au doux nom de Laval, l’œil du fouteux moyen s’en trouve ravigoté et situe naturellement la chose en milieu de tableau de seconde division. Mais alors pour les autres, rien à faire, le doute persiste et signe. Une fois on a voulu me faire plaisir en tentant une sortie à découvert : « Ah oui, c’est près de la Picardie ! » m’a-t-on lancé avec un fort accent du sud. Tout est donc à refaire…
Alors, prenons les choses par le bon bout. Le trou-du-cul moyen de définit le plus souvent par un orifice accompagné de ses deux belles « charnues ». Reste donc à trouver les deux charnues de la Mayenne et la localisation de cette dernière en découlera. La Bretagne (à l’ouest) ainsi que la Normandie (au nord) sont désignées par contumace « charnues d’honneur » de la Mayenne ; voilà, l’affaire est dans le sac.
Si d’aventure il vous arrive de traverser ce charmant département (en général on ne fait que traverser), faites abstraction des corbeaux qui y volent à l’envers. Ne vous laissez pas non plus impressionner par les moutons aux sympathiques relents de fièvre aphteuse et encore moins par les innombrables descendants congénitaux laissées là par Jean Chouan le royaliste. Laissez-vous plutôt happer par ces collines vert-tendre parsemées de gentilles vaches désabusées. Et si le cœur vous en dit, venez me voir et prendre un pot à Javron-les-Chapelles. Mais, au fait, c’est où ?
Dabieng
Des Visages des Figures
Noir Désir
Peu porté d’habitude sur la musique française, je dois dire que c’est avec très peu de conviction que j’ai accepté le dernier cd de Noir Désir que l’on proposait de me prêter. Exactement a priori le type de musique chamallow que tout le monde il aime bien, tout le monde il trouve beau, et que moi je trouve… disons… sympathique (ce n’est pas lié à la France, je disais la même chose il y a quelques semaines de la pop anglaise actuelle). Et bien je me repentis, c’est avec enthousiaste que j’ai écouté (et réécouté) ce magnifique nouvel album du groupe de Bertrand Cantat. Le groupe a incontestablement muri, les textes comme la musique sont à la hauteur des ambitions annoncées – à savoir l’un des albums les plus attendus et les meilleurs de l’automne. Petite précision tout de même, l’invité Sansano aux claviers n’y est sans doute pas pour rien…
Comme par ailleurs ne le sont pas la guitare de Manu Chao sur le très beau « Le vent nous portera » ou le texte de Léo Ferré pour le magnifique « Des armes » qui ajoutent une touche supplémentaire à cet album. Les arrangements sont particulièrement réussis et pour une fois on notera l’utilisation d’instruments classiques (clarinette, cordes, cor, hautbois) sans qu’ils ne servent qu’à épater la galerie. Même l’utilisation du son stéréo semble judicieux. Quant à l’utilisation de chœurs, elle ne fait pas non plus tomber dans un travers un peu ringard. Chapeau ! Un aveu : le retour de l’harmonica de Cantat n’est peut-être pas pour rien dans mon appréciation de cet album… Rappelez vous « Aux sombres héros de la mer… » Petit travers de ce cd toutefois, le groupe n’aura quand même pas pu se départir de deux morceaux de la pure lignée de l’album précédent (« Son style 1 », « Lost »). On les pardonnera… Notamment pour l’ultime morceau du cd, « L’Europe », une composition de vingt trois minutes avec la participation d’une Brigitte Fontaine plus disjonctée que jamais. Des Visages des figures se présente finalement comme un très bon album.
Il ne renouvelle pas le genre mais réinjecte un peu de vie dans le rock français. Le rock français ? Peut-être plutôt un retour à ce que savent faire les francophones : des textes bien écrits et une musique qui les servent. Car c’est finalement un album aux accents très Brel que nous offre Noir Désir. C’est donc avec enthousiasme que je vous conseille cet album !
Bob.
Brèves 4
Si on est logique, Mr Guigou est peut être l’époux de Mme Guigou .
C’est pas vrai que l’administration sert à rien ; depuis que la Direction de l’Eau existe, il y a plus de sécheresses, y a des inondations .
Les cours d’eau n’ont pas eu la chance comme vous d’avoir suivi des cours de droit (affreux, affreux, affreux …)
Y sont en train de parler fort, je suis en train de crier, je deviens aphone et ce soir, à la maison, comment je me défend face à Madame ?
Frasnes
Frasnes …Destination mythique dont les 2A nous parlaient comme une initiation (encore une !)obligatoire pour enfin comprendre les visées ultimes et profondes et transcendantales de cette étrange secte qu’est l’ENGEES .
Frasnes pour eux, c’était le froid et quand je dis le froid, s’il avait fallu les croire, le pôle Nord à côté, c’est Tahiti, les cocotiers, les vahinées …Eh ben dommage pour eux parce que l’importante délégation des gens du Sudeuuu (avé l’accent, peuchère !)avait tout prévu et avait caché le beau temps dans leurs bagages .Pour le coup, c’est nous qui avons joué les vahinées ; je veux bien admettre que mon bronzage n’a pas évolué d’un pouce (c’est nul, le Nord…Au cas où personne aurait pité que je suis du Sud, je le précise quand même ) mais n’empêche que nos centaines de pulls sont restés gentiment dans les sacs .
Dans ces conditions anticycloniques parfaites, le Jura, c’est top .Comme toute les régions de la France profonde (pour pas dire la France paumée) c’est d’un kitch !Les agriculteurs ont la moustache de Bové, ce qui prouve bien qu’ils sont agriculteurs .En plus, ils produisent des petits amuse-gueule fort sympatiques ; je trouve que la DIREN a vachement le sens de la communication de nous amener dans des caves à gruyère (oui, je sais ça s’appelle du Comté par ici !) pour faire des dégustations .Bon, pour râler et garder mon image d’emmerdeuse, je vais quand même dire que les deux croûtons de pain et les quatre tranches de Comté c’est pas beaucoup pour accompagner tout le vin du Jura qu’on a sifflé au passage .D’ailleurs, le vin du Jura, ça se laisse boire .Bon, après, de dire si il a un goût de noix ou de jus de Criquet au formol (amis Bios, vous vous reconnaitrez) c’est de l’appréciation personnelle .Vu que j’étais pompette et donc pas un brin objective, je me prononce pas …
Pour ce qui concerne le côté pédagogique du voyage d’étude (pasque c’est un voyage d’étude et pas une petite sauterie payée au frais de l’école quand même) je vous parlerais pas trop des interventions extérieures vu qu’en état de coma intense et de gueule de bois avancée, le bassin versant de Trifouillis Les Platanes, même karstique, c’est pas facile à suivre .Mais des aspects pédagogiques, promis, y en a plein : d’abord former des ingénieurs en environnement, c’est les ramener vers Dame Nature (hein, les petits urbains coincés pendant deux ans dans leurs salles de classe préparatoire !) .Côté « roots », effectivement, c’etait over réussi : peintures tribales sur la gueule avec la boue du Drugeon, traversée des marais en bottes (d’ailleurs, mention spéciale aux bottes, c’est décidément d’un érotisme ravageur avec de la boue partout…) que même Indiana Jones il aurait pas entrepris, communication avec nos amies les vaches (grande histoire d’amour d’ailleurs entre elles et Nat et Xav) et puis les truites du Drugeon (envoyer 100000 volts dans la gueule, c’est par amour, on vous dit !)….
Et le côté gestion ?Ben ouais, on a appris à gérer, bien sûr, pas les milieux naturels mais l’alcool pour 70 personnes (ce qui est pas forcément évident, merci Cynthia !) et les cuites aussi .D’ailleurs pour le côté statistique, je dirais environ une dizaine de raquis et trois fois plus de centrifugeuses .Des chercheurs réputés au CNRS ont analysé ces chiffres :
-Hypothèse 1 : les 1A sont pas des alcooliques en général, sauf les quelques individus capables de siffler leurs 3 litres par soir (ceux qui sont capables de donner les noms de tous les alcoolos sont invités chez l’une d’entre eux goûter la liqueur de cédrat…)
-Hypothèse 2 : les 1A savent boire comme les 2A, à la différence qu’ils savent gérer leurs cuites un peu mieux …Plus grande expérience ?
Allez, j’arrête, pas de polémiques !N’empêche, les Full Monty de 2A ont des concurrents sévères : on a aussi eu droit à des strip teases, ma foi ,mmmmhhhh, d’une fort belle facture…
Et puis Frasnes, c’est vrai ,c’est l’occasion de connaître tout le monde, sous des aspects que l’on imaginait pas..
.Franchement, Devaux, maintenant qu’on l’a vu en marcel et en caleçon descendre dans la salle de danse nous souhaiter bonne nuit, laissez moi vous dire que je le vois plus de la même façon quand y rentre dans l’amphi 306 . Sans parler des gens de la promo X (eh oui pour l’instant, on est pas baptisé !) mais ça c’est personnel …
Bon, merde, j’aurais presque la larme à l’œil d’en parler …Surtout que de retour à Strasbourg, on doit se taper un rapport (et là on remercie Moisset bien fort…).Eh ben même avec le rapport à faire, faut dire que les 2A avaient raison sur un point : putain, Frasnes, c’est inoubliable !
P.S. : Au fait Frasnes, c’est quand même le trou du cul du monde ; la preuve c’est que presque aucun portable passe .Mais ça a un avantage pour les ragoteuses comme moi : à votre avis, comment reconnaît-on les gens casés dans la promo ?C’est simple : les personnes qui squattent la cabine téléphoniques pendant une heure tous les soirs ont de fortes chances d’avoir une moitié à distance …Et les filles sur la pelouse qui marchent pas droit à 4h du mat’ en tenant des propos incohérents à un portable ont de fortes chances d’être bourrées et d’avoir des potes dans le même état à distance …. Lol (1A)
A Vous Tous
Certains qui connaissent mes points faibles, m’ont offert du chocolat noir ( que j’aime tant) pour que les heures soient plus agréables… D’autres m’ont amené de la lecture et de la musique pour que le temps passe plus vite. Au programme : aventures, policier, suspens, philosophie, RDM… et même VOICI ! (merci Fabrice)
Tous ont pris régulièrement de mes nouvelles, m’ont adressé un petit clin d’œil de soutien, une bise sur la joue….
Quelques uns m’ont relayée dans tout ce que j’avais entrepris, m’ont déchargée de toute responsabilité pour que je puisse mieux me concentrée sur ma santé. Je vous remercie bien fort l’Amicale.
Je crois que les infirmières n’avaient jamais vu autant de monde à la fois dans une chambre d’hôpital de 18 à 21h ! ! !
Alors, je voudrais vous dire que votre présence et soutien m’ont été d’un grand réconfort, et ont fait chaud au cœur…. Merci beaucoup à tous. Gégé
Hommage.
Numéro spécial gadget pour ce Grand Vicaire. Silence. Restez seuls chez vous, fermez vos fenêtres, vos volets, calfeutrez vous, éteignez vos portables. Hommage. La sonnette ? Coupez les fils. Les colocs ? Assommez les à coup de poly Laborde (les 1A comprendront bientôt, les 2A qui ont jeté ce poly d’hydrologie peuvent se servir de ceux de compta, les 3A… bah, il y a bien un rédac chef qui traîne pour vous entretuer, non ?). Silence en tout cas. Fini ce sang qui suinte ? Le moment est grave. L’instant est solennel. Je voudrais rendre hommage à tous les gadgets qui font qu’elle n’est pas si laide que cela notre petite vie d’étudiants misérables. Hommage donc. Hop, comme cela. Spontané. Avec une introduction un peu longue car sinon je ne vais pas pouvoir écrire des lignes et lignes (oui, le président du Grand Vicaire, il ne rigole pas lui, il a des blancs à remplir et regardez à quoi on en arrive…).
Hommage donc.
Hommage à mon grille-pain. Qui tous les matins est là. A la manière d’une première gorgée de bière toujours renouvelée… Bonheur… Appuyer sur le bidule qui permet d’enclencher le mécanisme (Ca a un nom ce truc là ? Un gadget taïwanais d’offert au premier qui nous donne la réponse !). Entendre le pain crépiter… Ah… Le tchong caractéristique quand le pain est grillé… Aaaaaah… Chut ! Je vous entends soupirer. Saliver… Hommage, je vous dis ! Silence… Et le beurre qui fond alors que l’on n’a pas encore fini de tartiner… La tartine qui s’engouffre délicatement dans votre bouche. Le plaisir solitaire de mâcher le bon pain grillé croustillant… Un pur moment de bonheur ! Si, si, je vous assure…
Bob.
PS à l’intention du chef et des lecteurs éventuels (qui ont été bien malgré eux victimes d’un article désolant mais ce n’est pas entièrement de ma faute, je dois pondre mon quota d’articles, moi !) : chef, ça va, c’est ce genre de délire que tu voulais ? Dis, chef, c’est comme ça qu’on va le retrouver l’esprit loufoque du Grand Vicaire des débuts ? Dis, chef, c’est comme ça, c’est vrai qu’on ne m’enfermera pas ? Allez, je l’entends… Tchong… Il m’appelle ! Dis, chef… Dis…
Jazz and Swing Ou prenez le temps d’écouter… Le programme du Jazz d’Or à Strasbourg…
Le jazz, beaucoup de musiciens s’y rattachent… comme Steve Coleman, saxophoniste phare du mouvement M’Base… d’autres y sont rattachés un peu malgré eux… et c’est aussi un style à découvrir en concert, avec notamment le festival du Jazz d’Or de Strasbourg, dont voici la présentation :
Vendredi 9 novembre
1) concert gratuit à 18h00 à l’auditorium du musée d’art moderne : Erika Stucky « Mrs. Bubble & Bones » : mélange de chant, jazz improvisé et racines américano-valaisannes
2) Rudresh Mahanthappa et Vijay Iyer « Raw Materials » (deux américains d’origine indienne, qui ont fait un bout de chemin avec Steve Coleman) suivi du Rova Saxophone Quartet (mélange de free et de rythmes africains) à 20h30 au Pôle Sud
3) Wayne Krantz Trio (pour les amateurs de guitare) à 20h30 au Jazzclub de Karlsruhe
Samedi 10 novembre
4) concert gratuit à 18h00 à l’auditorium du musée d’art moderne avec Sylvain Kassap et Edward Perraud 5) Assif Tsahar, Peter Kowald et Paul Lovens (free free) suivi de Peter Brötzmann, Michael Zerang et Hamid Drake à 20h30 au Pôle Sud
Dimanche 11 novembre 6) à 17h00 à l’Escale : Kamal Sabri (musique indienne)
7) Stephano Di Battista, au saxophone (et je l’espère aussi bon que sur ses derniers albums) à 20h30 à la salle des fêtes d’Obernai
Mardi 13 novembre : voix de Turquie
8) à 20h30 au club TJP Pont St Martin : Ozan Firat « chants d’Anatolie » suivi de Senem Diyici Quartet
Mercredi 14 novembre : carte blanche à Stimultania :
9) concert gratuit à 18h00 au club TJP Pont St Martin : Drey ?
10) à 20h30 au club TJP Pont St Martin : Hotch suivi de Stimultania Orchaestra 5 ?
Jeudi 15 novembre :
11) concert gratuit à 18h00 au club TJP Pont St Martin : François Thuillier Solo (au tuba)
12) à 20h30 au MAC de Bishwiller : Richard Galliano « New York Quintet » : un grand classique à l’accordéon
13) à 20h30 au club TJP Pont St Martin : Alain Blessing, Phillipe Botta et François Verly : un petit mélange de guitares, flûtes, saxophones et percus.
Vendredi 16 novembre :
14) concert gratuit à 18h00 au club TJP Pont St Martin : Strasax (sax…)
15) à 20h30 à l’Illiade, Illkirch Graf : Patricia Barber Trio : un très grand moment de chant en perspective
16) à 20h30 au Spitalspeicher d’Offenburg : Häns’che Weiss et Vali Mayer(muisque tsigane)
17) à 22h00 au club TJP Pont St Martin : François Thuillier Brass Trio(trio de cuivres)
Samedi 17 novembre :
18) à 15h00 au TJP Petite Scène : Cartoune Music’Animées : la musique s’inspire des dessins d’animation : un concept intéressant…
19) concert gratuit à 18h00 au Pôle Sud : Alain Blesing ?
20) à 20h30 au TJP Petite Scène : Cartoune Music’Animées
21) à 20h30 à la Laiterie : nuit electro-jazz avec Laurent de Wilde Sextet (à la guitare) et DJ Adrian Gibson ?
22) à 20h30 au CSC Victor Schoeler : Aïcha Legba & Mimouna(voix de femmes du grand sud algérien)
23) à 22h00 au club TJP Pont St Martin : Laurent Stoutzer Quartet ?
Dimanche 18 novembre :
24) à 17h00 au TJP Petite Scène : Cartoune Music’Animées
Mardi 20 novembre :
25) concert gratuit à 18h00 au club TJP Pont St Martin : Ywy
26) à 20h30 au TJP Petite Scène : Cartoune Music’Animées
27) à 20h30 au Cheval Blanc à Schiltigheim : Pierre Alain Gouache Trio : « Exploring the Music of Serge Gainsbourg » : un trio piano basse battterie qui sera sympathique aux amateurs du chanteur…
28) à 22h00 au club TJP Pont St Martin : Aïcha Legba & Mimouna
Mercredi 21 novembre :
29) à 15h00 au TJP Petite Scène : Cartoune Music’Animées
30) à 20h30 au Cheval Blanc à Schiltigheim : David Binney Quartet : un saxophoniste qui a du talent et le vent en poupe…
31) à 20h30 au Reithalle im Kulturforum : Klaus Doldinger & Passport : un autre saxophoniste
32) à 22h00 au club TJP Pont St Martin : Harry Skola « Roots Ahead » : un troisième saxophone…
Jeudi 22 novembre :
33) à 20h30 au Cheval Blanc à Schiltigheim : Arthur Blythe Trio : encore un autre sax !
34) à 22h00 au club TJP Pont St Martin : Tin Hat Trio : un trio original (violon, accordéon, guitare…) qui nous emmène dans une grande variété musicale…
Vendredi 23 novembre :
35) à 20h30 à la salle des fêtes à Schiltigheim : Rabih Abou-Khalil : un virtuose à l’oud…
Voili voilà… Je me suis permis de souligner les concerts que j’irai voir… pour plus de renseignements, me contacter… Bon festival.
Paul
LA RENTREE DU CLUB RANDO
La rentrée du club rando s’est faite, non sans quelques difficultés, le 30 du saint mois de septembre. Les chariotes indispensables se font toujours aussi rare si bien que Frère Franck en a perdu son allemand : en lieu et place d’une ballade outre Rhin, tout le petit monde s’est donc rendu en train jusqu’au col de Saales dans les Vosges.
On peut en profiter pour faire une pub gratuite pour les tarifs vraiment attractifs de la SNCF en Alsace. Déjà les tarifs carte 12/25 à 50% tout le temps mais aussi les Pass Evasion pour les WE, c’est très pratique et pas cher. De quoi se plaint-on alors ? Pas de la météo (pour une fois) ni du paysage (sous le soleil et même pas de brouillard !). Peut-être du terrain légèrement (trop) humide ou du rythme (presque) effréné auquel s’est terminée la rando. Ben oui, fallait pas louper ce satané train de 17h. Désolé pour Cynthia (1A) qui a perdu l’usage de ses jambes dans la descente finale ; promis on recommencera plus. M’enfin, Paul (3A) a quand même ramassé un gros panier de champignons et comme ces collocs ne sont pas (encore) morts, c’est qu’il n’a pas ramassé n’importe quoi : donc on n’a pas couru tout le temps ! CQFD. Et puis, il faut souligner que ce sont Karine et Céline (1A) qui ont lancé les hostilités dans l’ascension du Climont, au grand damne d’Emilie (1A). Mais comme celle-ci nous a promis un gâteau pour la prochaine fois, ça veut dire qu’elle reviendra (ouf !) et que c’était pas si terrible. Ça sera impeccable comme dessert après le traditionnel lapin en sauce (pour comprendre, faut venir aux randos…). Pour les prochaines randos, les GO demandent surtout à ceux qui leur promettent des voitures qu’ils ne fassent pas faux bond sinon Franck risque de faire une dépression et il finira par parler en allemand du climat local, j’ose même pas imaginer ! Bon d’accord la voiture de Fabien a tout d’une grande mais on n’a pas encore réussi à y rentrer à onze ! !
En bref, ça c’est globalement bien passé et tout le monde est rentré à bon port après avoir pris un grand bol d’air. Une bonne rando que l’on peut conseiller à tous mais à la condition de prendre le train de 8h30 et non pas celui de 10h30 …
Thierry (3A), pour le club rando.
Le jour où les bombes tombent sur l’Afghanistan…
Je ne pense pas être suffisamment objectif pour analyser toutes les causes et conséquences de cette crise. Je ne saurai pas non plus dire quels sont les meilleurs moyens de résoudre cette crise, si l’on peut parler de meilleur. Au niveau diplomatie, je n’ai aucune idée des pressions qui incitent la France à se positionner et à s’engager au côté des américains. Comme citoyen, je n’ai pour l’instant que la possibilité de manifester ma profonde désapprobation contre les attentats et les bombardements.
En tant qu’homme, entendre Tony Blair dire qu’il est « fier d’avoir participer au côté des américains aux actions militaires », ça me révulse. Avoir passé deux guerres mondiales au siècle dernier et être fier de bombardements… Paul
Lettre d’amour à notre foyer
Cher foyer,
Cela fait si longtemps que je ne t’ai point vu et pourtant dans mon cœur ton souvenir est toujours aussi vivace.
L’année dernière, quand j’ai débarqué de ma Bourgogne natale, un peu perdue dans le grand est alsacien, tu m’as offert tes canapés confortables (…et poussiéreux) pour me vautrer entre midi et deux . J’ai ainsi pu faire connaissance avec ces êtres étranges qui s’appelaient 2A, 3A voire 4A, et qui ont si bien su m’accueillir et m’intégrer dans une vie associative, sportive et festive ! !
Oh mon foyer, si accueillant que même une parisienne esseulée s’y sentait rassurée ! C’est grâce à toi que j’ai pu rencontrer des êtres simples et naïfs - les provinciaux - qui ont su me séduire et me faire découvrir les joies de la mer, de la montagne et de la forêt (ah les champignons….) . Que de fous rires partagés accoudés à ton bar, autour du baby-foot ou lors d’une partie de fléchettes endiablée….
Que de débats animés, que d’échanges d’idées et que de soirées passées à refaire le monde dans tes murs ô combien vénérés…. Que de secrets par tes murs sont jalousement conservés…. Que de photos compromettantes sur tes murs furent exposées… Que de siestes improvisées, solitaires ou accompagnées, tes canapés ont su abriter…
Tant de choses se sont passées dans ton antre adorée que je ne peux toutes les énumérer ici, mais sache que dans mon cœur chacune est à jamais gravée.
A présent tu es fermé, et les poissons se sentent délaissées dans leur salle aquarium si bien nommée.
Je rêve cependant de te présenter les nouveaux arrivés : 1ères années, mastères et licence pro…Je suis sûre qu’eux aussi tu sauras les apprivoiser….
A très bientôt j’espère .
Agnès et Monicâa
Dans chaque portable, c’est un peu Mozart qu’on assassine…
Partout… Dans le train, dans la rue et même malheureusement chez soi… On entend un portable qui ˝sonne˝, ou plutôt qui laisse entendre un son numérique sur mini haut-parleur et une seule voie… ce ˝Bip Bip˝ est sensé représenter une mélodie classique (ou jazzy,…) célèbre… Ce n’est pas que je mette en doute la justesse du son (des données numériques traitées en numériques ne peuvent bouger), mais le timbre, la mise en forme…qui transforme par tronquage, suppression des voix,… une œuvre d’art en une horreur née d’un néocapitalisme qui n’a aucun respect de l’humain et de l’art : quand on entend que des œuvres d’art sont achetées pour être mises en coffre fort à des fins financières, on pleure…
Pour revenir à mon sujet, le traitement de ces ˝mélodies portables˝ revient pour moi à exposer un Van Gogh transformé sur une toile en 256 couleurs avec une résolution du cm²… Je ne sais pas quel effet cela vous ferait, mais moi, là, je hurlerais…
Voilà, c’était un coup de gueule contre les portables, il fallait en faire un…car c’est grâce à eux que je suis dégoutté de ˝La lettre à Elise˝ et d’autres œuvres encore. Alors s’il vous plaît, quand vous choisissez votre sonnerie, évitez de le faire dans le train ou autre lieu public et ensuite ayez un minimum de respect pour le compositeur et l’auditeur forcé… Merci. Paul
Portrait chinois
Voici un nouveau jeu ludique et savant auquel le Grand Vicaire essayera de vous convier à chaque numéro. Il s’agit de retrouver à partir des descriptions qu’on vous fait deux personnes de l’école.
Bon comme c’est la première fois, on vous aide un peu : il s’agit de deux deuxièmes années, et il y a une fille et un garçon.
N°1 :
Si c’était un sport ce serait le curling (à cause du balai…) Si c’était une expression ce serait Tototion ! ! ! ! Si c’était une chanson ce serait dans la vie faut pas s’en faire Si c’était une boisson ce serait ½ litre de lait le matin Si c’était un transport ce serait un vélo à l’envers
N°2
Si c’était un sport ce serait tous les sports Si c’était une chanson ce serait dans mon pays d’Espagne Si c’était une expression ce serait vas-y t’es pas cool ! ! ! Si c’était une boisson ce serait une boisson énergisante Si c’était un objet ce serait des piles
Agnès + Monicâa
RECETTE DE CUISINE AU MICRO-ONDE : CRUMBLE AUX POMMES ET POIRES
Pour 4 personnes : 2 pommes et 1 poire 150 g de sucre 175 g de farine 75 g de beurre des ramequins ou un plat en terre (à la rigueur en verre)
1) dispose en couches successives les pommes et la poire, ajoute un peu de sucre (vanillé si possible) 2) mélange la farine, le sucre et le beurre pour obtenir une pâte grumeleuse, répartis la pâte sur les fruits 3) fais cuire 9 minutes au four micro-onde au niveau maximal 4) attends 3 minutes avant de le faire dorer sous un gril traditionnel
Pour les adeptes de cannelle, on peut en rajouter sur les fruits avec le sucre. Pour les adeptes des mélanges, on peut ajouter des mûres avec les pommes.
Bon dessert ! Célia (1A)
Un Rendez-Vous Manqué
CHAPITRE HUIT : NAAK
Naâk se retourna et ne vit personne. Mais il le ressentit. L’avantage d’être sorcier, c’est qu’on parvient à percevoir beaucoup plus que ce qui est réellement présent 1, et surtout qu’on prend conscience instantanément de toute trace de magie aux alentours.
Un léger éclair apparu brusquement et engloba Schnflll. Il se mit à tressauter un peu sur place, avant de regarder autour de lui d’un air abruti 2 et de s’endormir comme une masse.
« Arrête de jouer, Edib, fit Naâk, et rends-toi visible.
J’étais sûr que tu m’avais reconnu, fit ce dernier. »
Une silhouette se matérialisa lentement sur le chemin, pour laisser apparaître un homme. Celui-ci était beaucoup plus jeune que Naâk, mais lui aussi portait la collection été de la robe sombre qui ne laisse entrevoir que la tête et le bout des doigts. Seulement, il avait la capuche relevée, ce qui permettait de laisser voir ses cheveux blonds et ses yeux noirs enfoncés profondément, au-dessus d’un nez presque absent. Il n’était pas encore voûté, mais faisait des efforts pour cela.
Généralement, dans les romans, les deux protagonistes se parlent alors à demi-mots, permettant au lecteur de comprendre qui est Edib, et pourquoi il en veut à Naâk. Ils diraient alors des choses dans le style :
NAAK : Tu dois être devenu bien puissant pour oser m’affronter ainsi. EDIB : Tu n’es pas le seul maître sorcier à pouvoir traîner un apprenti, tu sais.
NAAK : Tu sais très bien qu’aucun apprenti rejeté par son maître ne peut être accepté par un sorcier officiel.
EDIB : Seul le résultat compte. J’ai la puissance équivalente à celle requise pour le diplôme. Et même plus. NAAK : Oui, la haine et la fourberie règnent toujours en toi. Je l’ai senti dès le départ.
EDIB : Je vais te prouver qu’un sorcier issu de l’école Masgyque n’est pas n’importe qui.
Seulement, ils n’ont aucune raison de se parler de la sorte, puisque tous les deux savent bien ce qu’ils ont fait et ce qu’ils sont devenus. Au lieu de dire des banalités, ils préfèrent se jauger, car l’issue d’un combat de sorcier dépend très souvent des premiers sortilèges entrés en jeu.
On raconte par exemple l’histoire de Narhuit Lalachlichtom le rouge, vainqueur de nombreux duels de magie grâce notamment à sa technique redoutable qui consiste à faire « Oh ! » l’air étonné en montrant quelque chose derrière son ennemi, pour lui lancer l’arcane de pétrification majeure dès qu’il se retourne 3.
Naâk voyait bien qu’Edib était devenu plus qu’un simple sorcier fraîchement diplômé. Il avait au fond de lui la lueur de folie de ceux qui se laissent emporter par leur art, et qui ne parviennent plus à endiguer le flot de puissance qui les habite.
Le monde existe grâce à des forces qui lui permettent de rester cohérent, pas trop illogique, et surtout qu’il ne s’éparpille en petits morceaux dans l’espace. Ainsi, les philosophes de Brouq 4 ont déterminé que, d’après le dernier recensement, ces forces vitales sont au nombre de quatre : l’instinct grégaire, l’envie d’épater la galerie, la terreur aveugle et la faim. Les sorciers, eux, pensent que tout fonctionne à base de magie, qui est un liant pour toute chose. Ce à quoi les Brouquins répondent que leur vision des choses a pour seul but de justifier leurs agissements égoïstes. Les sorciers répondent alors que celui qui a le pouvoir est le seul à pouvoir décider de qui régit quoi et que s’ils ne sont pas contents, ils pourraient commencer par raser leur plateau. Généralement, les Brouquins s’écrasent mais grommellent que la magie est formée de
Notes :
1 Ce qui n’est pas qu’un avantage, car on se rend compte alors d’un nombre incalculable de présences qui cherchent à envahir le monde réel par la moindre brèche, que ce soit les dimensions de basse-fosse, les anciens êtres féeriques, les extra-terrestres ou les choses plus ou moins pseudopoïdes avec plein de h et de u dans leur prénom.
2 Enfin, plus abruti que d’habitude.
3 L’apprentissage pour devenir sorcier implique de longues années d’étude en solitaire et de méditation, ce qui fait qu’un sorcier n’a pas trop d’expérience lorsqu’il est diplômé. Sa naïveté peut être ainsi facilement exploitée pour peut qu’on réussisse son coup.
4 Brouq est un petit état constitué entièrement de philosophes. Il se situe sur un plateau et survit grâce aux dons de ses voisins. Chaque action, avant d’être entreprise, est débattue de longues heures. Ainsi, le problème de savoir s’il faut enterrer, brûler ou empailler le vieux Isnoma mort la semaine dernière continue d’être discutée, Isnoma apportant lui aussi sa contribution au problème tout en réfléchissant si le fait d’être mort implique forcément l’arrêt des fonctions vitales.
composantes complexes de ces quatre éléments, et que s’ils étaient plus forts, ils leur montreraient, non mais, sans blague.
Le fait est que la magie, qu’elle soit ou non, une sous-composante de la faim de pouvoir agrémentée d’une envie mégalomaniaque d’épater la galerie, a souvent son existence propre, et qu’il lui arrive régulièrement d’utiliser un esprit trop faible pour ses propres fins 5. Il n’est pas rare qu’un apprenti trop pressé perde ainsi petit à petit sa personnalité pour devenir un sorcier Masgyque.
La question que se posait Naâk était : jusqu’où cette corruption masgyque avait altéré les facultés d’Edib ? Il essayait de percer à travers la pose imperturbable de son concurrent jusqu’où il était allé, quel type d’attaque il allait devoir parer, et comment il pourrait lui-même percer ses défenses. Le combat allait être périlleux.
Si seulement un événement pouvait le troubler et renverser la situation, un barbare par exemple, ou n’importe quoi.
A suivre…
J.-P. GRIDENANT
Notes :
5 Les fins en question ne sont pas tout à fait claires. Soit il s’agit de la volonté de tout détruire, soit de celle de développer une harmonie parfaite sur le monde en détruisant tous ceux qui s’y opposent, ce qui n’est pas très différent.
Salles obscures
Vidocq
L’histoire en 24 mots : Etienne Boisset, biographe officiel de Vidocq, enquête sur la mort de ce dernier, dont la cause est due à un personnage mystérieux : l’alchimiste.
Vidocq constitue le premier film mondial à être tourné entièrement en numérique. Et pourtant, on n’y retrouve pas ce qui fait la mode actuelle des nouveaux films de genre. Pas de musique hip-hop en fond sonore, pas de scène de ralentis foireux, pas de scène de sexe gratuite. Ce n’est donc pas de ce côté là qu’il nous faut chercher pour définir Vidocq.
Il nous vient en fait de l’univers de la publicité, et cela se voit. Les plans se succèdent à une allure vertigineuse jusqu’à atteindre le grotesque dans la scène d’introduction. De plus, il n’y a pas de transition entre les scènes. On passe directement d’un lieu à un autre, d’un personnage à un combat, et on y entre à chaque fois à grands coups de gros plans, ce qui nous fait plonger directement dans le film comme une balle de fusil dans une mêlée.
Et ça prend. Pitof impose dès le début son style et ne cherche pas à s’inscrire dans un esthétisme quelconque. Ainsi, il ignore toutes les critiques que l’on pourrait faire à son sujet. Il n’a aucune autre prétention que ce qu’il montre. Cela oblige néanmoins à accepter son point de vue pour apprécier le film.
Grâce au numérique, il s’approprie tous les éléments d’intrigue, de décor, de personnage, d’arrière-plan, en exagérant tout, en truquant tout, jusqu’à obtenir un résultat cohérent dans son ensemble, mais qui ne ressemble à rien de connu. Et c’est LA qualité du film : son originalité. Elle ne repose cependant pas sur rien. Ce traitement de l’image renvoie clairement à l’esprit donné par les grands feuilletonistes, comme Leroux ou Sue.
Film original oblige, Pitof s’est adressé au compositeur montant du moment qui apporte une touche personnelle à tout ce qu’il entreprend : Bruno Coulais. Et là, on est déçu. La partition pue le temptrack à plein nez, qui a été effectué à partir de Dracula et de Dark City, dont de nombreux passages sont repris notes par notes. Tout au long du film, la musique suit le mouvement comme si elle avait un train de retard. Elle suinte des murs, mais n’émerge pas, si ce n’est dans la scène d’enlèvement des vierges. Bref, c’est bien loin de ce que Coulais a l’habitude de composer. On espère que c’est par manque de temps.
Il s’agit donc d’un film d’un genre complètement nouveau, même s’il doit encore s’améliorer (certains trucages se voient trop), et qui ne souffre que d’une seule fausse note : le dernier plan qui, s’il devait être le prélude à un Vidocq 2, me ferait aussitôt renier tout ce que je viens d’écrire pour ne laisser que les mots de clownerie lamentable.
Le journal de Bridget Jones
L’histoire en 15 mots : Quelques moments de la vie de Bridget Jones, trentenaire seule et désespérant de le rester.
Comédie anglaise, donc avec un certain style dans la réalisation, ce film s’adresse avant tout à une certaine catégorie de spectateurs, ceux qui se trouvent des points communs avec Bridget Jones, sans quoi ses désirs désespérés de se caser vous passeront au-dessus de la tête.
L’histoire se veut réaliste en utilisant des personnes malgré tout archétypaux, afin de simplifier l’histoire, ce qui est à mon avis dommage, car cela finit par « tourner en rond » vers la deuxième partie du film. Si la manière de filmer reste classique, on a quand même le droit malgré tout à de scènes d’anthologie, notamment celle de la bagarre, filmée comme un duel entre héros de karaté, les compétences de combat en moins.
Malgré pas mal de qualités et le ton décalé, le film ne décolle pas, et ce principalement à cause d’une fin prévisible dès les dix premières minutes du film. De plus, cela ressemble furieusement à une variation sur un thème imposé de la comédie anglaise, puisque l’ensemble du film est comparable à, par exemple, Notting Hill, bien que le sujet ne soit pas le même.
Cette comparaison vaut également sur le traitement de la musique, en remplaçant Trevor Jones par Patrick Doyle. La bande-son étant principalement composée de chansons, ce dernier s’est contenté de l’emploi d’un violon par-ci, et d’un thème romantique par-là. Cela ne marche pas trop mal d’une manière générale, à l’exception de cette fameuse scène de bagarre, justement, où elle est utilisée avec une lourdeur navrante.
Un film à voir sans beaucoup de prétentions, et qui nous prouve une fois de plus que l’amour empêche de réfléchir.
NGR
Et si on parlait un peu de sexe ?
Il semblerait que le sexe fasse vendre le Grand vicaire, mais là j’ai peur que ça n’excite pas tant que ça les hétéros car je vais aborder la question de la visibilité homosexuelle. Dans le cadre d’une semaine consacrée à ce sujet j’ai assisté à trois conférences, les 3, 4 et 5 octobre. Je n’ai pas la prétention de faire un rapport fidèle de ces conférences mais de présenter les trois sujets abordés :
• Visibilité homosexuelle et exercice d’un mandat politique • Les écrits homosexuels dans tous leurs états : archives, éditions et presse • L’homosexualité dans l’enseignement et la recherche : la fin d’un tabou ?
Dans les trois cas l’intitulé a été un prétexte à la conférence et au fil des débats les discussions ont pu dévier vers d’autres questions non moins intéressantes.
Dans l’ordre chronologique :
Visibilité homosexuelle et exercice d’un mandat politique
Les élus politiques présents ont suivi ou subit différents parcours. Il y avait deux élus français (JC Romero et P Meynard) et deux députés au Parlement Européen (J Swiedbel et G Vattimo).
JC Romero est conseiller général en Ile de France, son homosexualité a été divulguée par voie de presse contre sa volonté. A l’inverse P Meynard, conseiller municipal de Barsac, a choisi de l’avouer avant sa compagne électorale. Il a fait ce choix suite à des pressions exercées par les partis opposants qui l’ont menacé de divulguer son penchant sexuel s’il ne se retirait pas de la course. Dans ces deux cas l’homosexualité de l’homme politique était une arme pour les opposants visant à le discréditer aux yeux de la société. Le parcours des deux députés européens est tout à fait différent. Pour le comprendre précisons qu’il s’agit d’une néerlandaise et d’un italien. Pour le cas de l’Italie l’homosexualité est perçue comme normale même dans le monde politique, en fait ce n’est pas un sujet qui porte à questionnement. Malgré la présence dominante de la religion dans ce pays il n’y a pas de discrimination en matière d’orientation sexuelle. Encore plus fort aux Pays-Bas il est tellement normal d’être homo que c’est carrément un phénomène de mode. J Swiedbel s’est d’ailleurs demandé si elle n’avait pas été choisie sur la liste pour faire "in" : chaque parti politique doit avoir son Homo pour être en phase avec le peuple. Mais attention au pays des libertés de mœurs certaines choses sont tabous. Il y a effectivement de la discrimination envers les homos dans ce pays mais ce n’est pas politiquement correct de la montrer : un monde à l’envers ?
Une autre différence notable entre les intervenants est le parti politique d’appartenance. Les deux français sont de droite et les députés européens de gauche. On peut se poser la question de savoir s’il y a un parti qui convient particulièrement aux homos et effectivement on peut rapidement donner une réponse. Après tout l’homosexualité est une marque d’ouverture, elle porte à se battre contre les discriminations, c’est un truc de socialos. Le message a été clair de la part du député italien : "il est plus naturel pour un homo d’être de gauche que de droite". D’après lui les deux français (RPR et UDF) ne sont pas de vrais homos. Autant dire que ce genre de réflexion n’a pas plu, mais rappelons-le les homos sont du genre ouvert et les débats ne sont pas partis en couille, si je puis me permettre.
Puisqu’on parle de partis politiques, était présente également la fondatrice et tête de liste du parti initié par les gais et lesbiens "Les Politides". Attention on a bien dit initié et non constitué car les partisans peuvent être d’une quelconque identité sexuelle. On peut imaginer quel apport ce parti peut avoir au niveau social, discriminations en tout genre, mais où est la vision homosexuelle en matière d’économie, de terrorisme, d’écologie… ? La question est restée sans réponse.
Conclusion : conférence intéressante dommage qu’elle ait été rythmée par un débat droite/gauche.
Les écrits homosexuels dans tous leurs états : archives, éditions et presse
Il faut savoir qu’il n’y a pas beaucoup d’écrits homosexuels en particulier des archives et ceci pour deux raisons : la seconde guerre mondiale a été entre autre l’occasion de détruire de nombreuses archives, l’homosexualité étant vue comme un fléau social, de plus la mauvaise gestion de ce qui restait a entraîné la perte des documents. Il s’avère qu’il subsiste davantage d’archives lesbiennes car l’essor du mouvement féministe en 1983 a occasionné la volonté de regrouper les données existantes, et de créer une bibliothèque municipale spécialisée, la bibliothèque Marguerite Durand à Paris. Le seul inconvénient cette bibliothèque est qu’elle n’est accessible qu’aux femmes et n’est pas exploitable pour réaliser des études par n’importe qui. Quoiqu’il en soit il semble que les femmes ont beaucoup travaillé pour garder des traces de leur existence et qu’aujourd’hui la visibilité et les connaissances profitent essentiellement aux gais. Et inversement c’est actuellement par l’activité, les actions gaies que les lesbiennes ont une place dans la société, ou du moins dans le milieu (ex : boîtes, bars…). Ceci se retrouve dans la presse, il n’y a qu’un seul titre lesbien (Lesbia). Il est clair que si aujourd’hui l’homosexualité masculine est un sujet qui tend à sortir de l’ombre, il n’en est rien pour l’homosexuailté féminine. Le tabou reste très fort et il semble que la société n’est pas encore prête à en parler. Pourtant il n’y a pas de différence, et on peut se demander où est le frein ?
L’homosexualité dans l’enseignement et la recherche : la fin d’un tabou
Un peu d’histoire : spéciale dédicace à CR et LG.
En parlant d’homosexualité on ne peut décemment oublier la Grèce.
Attention dans cette société antique les relations sexuelles ne peuvent être confondues avec des relations sexuées. Je ne vous apprendrais rien en vous disant qu’il y a deux classes : les actifs et les passifs. C’est dans la définition de ces classes que l’on s’amuse. Les actifs ce sont les hommes. Les passifs c’est tout le reste à savoir les femmes (jusqu’ici tout va bien), les prostitués(ées), les esclaves et les jeunes garçons. Vous noterez que les chiens ne sont pas admis même en laisse. Tout ceci est un peu dans le genre Les Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar pour ceux qui peuvent encore se souvenir. Pour un homme il n’y a pas de différence entre les relations qu’il peut avoir avec un quelconque passif, par contre ça ne se fait pas du tout deux passifs ensemble. Pas de blague c’est à l’actif de dominer tout de même chacun à sa place.
Après un sot dans le temps et dans l’espace on se retrouve au moyen âge en France. On ne parle pas encore d’homosexualité, par contre il y a une classe de personnes ayant certaines pratiques : les sodomites. Définition, les sodomites sont : OK ceux à qui vous avez pensés, les "homosexuels" (avec activité ou non), ceux qui se masturbent (tu t’es reconnu ?), ceux coupables d’adultère, et ceux pratiquant des bestialités en tout genre.
A cette époque l’homophobie est telle qu’il existe un guide très explicite qui attribue un châtiment correspondant à la gravité de chaque acte en fonction de son degré, de sa répétition…
Changement de décor : la culture amérindienne. On parle là-bas de sorte de travestis : les Berdaches ou quelque chose comme ça. Dans les légendes ils permettent de réconcilier l’homme et la femme. Ils ont des rôles importants dans les villages et les communautés :
• Cérémonies mortuaires • Baptême : choix des prénoms • Interprétation des rêves
Autant dire qu’ils sont vénérés. Le paradis des homos ? Pas tout à fait quand même, il faut faire attention à la tribu dans laquelle on tombe.
Finalement ce n’est qu’au 19ème siècle qu’apparaît le terme homosexualité.
Vers la tolérance et l’égalité :
Il existe de nombreuses recherches effectuées sur l’homosexualité mais c’est à travers un sujet annexe (dans le genre "Etude de la culture latine") qu’elle est abordée. Ce n’est que depuis 1999 qu’il existe un DESS spécialisé sur la question, il est intitulé "Conseiller/e-médiateur/e : genres et sexualités" et se déroule à l’université de Reims. OK cet intitulé n’est pas très explicite, il a quand même fallu le faire accepter, mais il est clairement orienté sur les sexualités et en particulier l’homosexualité. Ce DESS est donc ouvert à toutes les formes de sexualité. Les deux axes principaux de l’enseignement sont :
• Domaine juridique • Libertés sexuelles, féminisme et lesbianisme
Les débouchés sont par exemple conseiller ou médiateur social dans le cadre des relations interpersonnelles, les divorces. Ça pourrait être sympa comme année sabbatique, et puis c’est utile pour les relations interpersonnelles si chères aux séminaires communication.
Bon l’article est déjà assez long comme ça alors je ne vais pas vous raconter mes impressions. Pour ceux qui veulent en savoir plus on peut en parler. Sinon je vous donne une biblio :
On m’a volé ma liberté de Jean-Luc Romero éditions du seuil Les différents écrits de Violette Leduc (journal intime) Guillaume le maréchal : le meilleur chevalier du monde de Georges Dubi
Et encore plus fort première Gay-Pride à Strasbourg en juin 2002…
Tout en finesse…
Les 2A savent ce que ça veut dire CDB, ou bien DDAF, que l’on peut trouver sous une forme légèrement différente : DDF. Je m’explique, parce que ces abréviations ne veulent pas forcément dire coup de bélier, ou direction départementale de l’agriculture et de la forêt ; comme on nous le dit. Les initiés comprendront de suite, les plus perspicaces trouveront de magnifiques significations à ces lettres très évocatrices. Pour les autres, on va leur donner un petit coup de main.
Tout d’abord faites une liste de mots commençant par le lettre B, virer tous les mots bien du genre : bonjour, bonté, béatitude, etc. -en gros des mots trop bien pour faire un bon jeu de mot- ; parce que sinon ça ne veut absolument rien dire avec le reste de CDB. Avec les mots restants, par exemple bourre (déf° : déchets textiles servant à remplir des coussins, des matelas.) ; et ensuite fendez-vous la gueule en raccrochant cela à CD, dont je vous laisse libre de sens.
Pour la suite, c’est plus compliqué, parce que le faut jongler avec trois mots (au minimum) pour DDF. Prenez pour le F, un mot relatif à l’anatomie, c’est de suite plus drôle, mais ça marche aussi avec d’autres catégories de mots. Concernant DDAF, il suffit juste de rajouter juste un autre mot d’anatomie. Je vous donne un indice, DD peut résumer direct dans…
Pour finir un petit jeu avec la langue française et ses nombreux proverbes. Je vous explique la règle : avec n’importe quel proverbe ça marche (même si avec certains ça marche mieux !). Alors, coupez un proverbe (par exemple « l’argent ne fait pas le bonheur ») en deux, puis mettez au milieu « entre tes mains » ou « entre tes bras », c’est selon. Et à la fin glissez un petit « entre tes cuisses ». Et là ça devient spécialement lourd, donc bon !
Loh
